3. C’est bien beau l’autogestion, mais concrètement on fait comment ? (1) Elaboration d’un idéal type

Comme nous l’avons évoqué dans le premier billet, les « doctrinaires » et « politiques » qui ont publicisé l’autogestion en France (et dont nous nous sommes inspirés pour en donner une définition ne travaillaient pas vraiment « sur la réalité vivante du fonctionnement concret des organisations existantes » [1]. De nombreux défenseurs de l’autogestion sont ainsi restés muets sur les modalités concrètes de mise en pratique de cette utopie.

C’est évidemment une lacune qui participe activement à faire de l’autogestion une notion imprécise et que nous ne tenons pas à réitérer.

Pour tenter d’éclaircir ces modalités pratiques, nous nous inspirerons de la notion d’ « idéal-type »  forgée par Max Weber. Cet idéal type sera ensuite confronté aux principes de fonctionnement de deux coopératives autogérées que nous avons étudiés dans le cadre de cette thèse.

L’idéal-type est une méthode développée par Max Weber et présentée comme un moyen d’échapper aux jugements hâtifs et superficiels du sens commun. Cette méthodologie consiste à dégager les lignes de forces, les caractéristiques principales et les spécificités du phénomène étudié afin de dépasser l’imprécision du sens commun. L’élaboration d’un idéal-type aide le chercheur à penser et à questionner un phénomène, à rendre intelligible des phénomènes sociaux complexes et multiformes.

Cette méthodologie nous permettra ainsi de faire passer l’autogestion d’un mot-valise à un véritable concept organisationnel.

Pour élaborer cet idéal-type, nous aurons évidemment recours aux principaux penseurs de l’autogestion. Ceux-ci appartenant cependant majoritairement à la catégorie des « doctrinaires »[2], ils nous font courir le risque de conférer une allure par trop théorique à notre idéal-type, d’en faire une sorte d’organigramme autogéré totalement abstrait. Pour « corriger le tir », nous ferons donc également appel aux ouvrages d’Albert Meister, Renaud Sainsaulieu, Pierre-Eric Tixier et Marie-Odile Marty, que nous comptons parmi les rares textes offrant une vision concrète et fouillée des organisations autogérées.

Comme nous l’avons précédemment évoqué, l’autogestion a pendant longtemps été définie à partir de la simple appropriation collective des moyens de production. Les années 1970 amorcent une déviation en la matière à la faveur du développement de la cybernétique et des théories de l’auto-organisation qui offrent une occasion historique d’ « asseoir scientifiquement la légitimité d’une autogestion adaptée aux sociétés les plus avancées »[3]. L’enjeu essentiel de l’autogestion n’est alors plus « la transformation du régime de propriété » mais « la diffusion des pouvoirs et des savoirs » [4] accordant ainsi une place de choix aux variables informationnelles et communicationnelles.

Pour Franck Georgi, « la forme la plus achevée de cette redéfinition théorique paraît en 1976 sous la plume de Pierre Rosanvallon » avec son ouvrage L’âge de l’autogestion. Cet auteur y préconise de « dépasser la seule question de la socialisation des moyens de production pour envisager la socialisation de l’ensemble des moyens de pouvoir ». Ainsi, pour Pierre Rosanvallon, à côté des moyens de production, « il nous faut [également] aujourd’hui prendre en compte les moyens d’organisation, de formation, d’information, de savoir »[5].

Avec cette redéfinition théorique, les dimensions informationnelles, communicationnelles et cognitives acquièrent donc une place centrale dans l’utopie autogestionnaire. C’est leur dissémination égalitaire à tous les niveaux de l’organisation qui est désormais à la base même du caractère « autogéré » de ces organisations. 

Cependant, au-delà de l’effet de mode et du contexte porteur qu’ont pu représenter la cybernétique et l’auto-organisation pour la « théorie » autogestionnaire, les sociologues s’étant penchés sur les pratiques autogestionnaires semblent accréditer la place centrale qu’y occupent l’information, la communication et le savoir. Tel est le cas des études menées par Renaud Sainsaulieu, Pierre-Eric Tixier et Marie-Odile Marty sur les organisations à « fonctionnement collectif » amènent ces auteurs à distinguer « trois éléments principaux [qui] vont permettre à ce principe de fonctionner : la maximisation d’informations, la multiplicité de structures d’échanges, et enfin l’apprentissage du pouvoir ».

 

La socialisation de l’information :

Pour que chacun des membres d’une organisation puisse participer pleinement et intelligemment à toutes les décisions le concernant, il est avant tout nécessaire de faire circuler au maximum les informations qui seront à la base de ces décisions.

Cette idée se retrouve chez de nombreux « doctrinaires », tels Cornélius Castoriadis pour qui, dans une organisation autogérée, « décider » c’est, d’une part, « décider soi-même », et, d’autre part, « décider en connaissance de cause. Cela signifie que ceux qui décident doivent disposer de toutes les informations pertinentes »[6]. Dans la même veine, il s’agit pour Henri Laborit, « de diffuser l’information à tous les membres (…) quelles que soient leurs fonctions (…) La diffusion de l’information est la seule façon de permettre à tous les individus de participer au ’’pouvoir’’»[7].

Dans une perspective très similaire le « politique » Edmond Maire énonce que « pour pouvoir choisir et décider, il faut être informé », ce qui l’amène à « affirmer que l’information est du pouvoir »[8].

Les chercheurs ayant étudié les pratiques concrètes des organisations autogérées accréditent pleinement la place centrale qu’acquiert l’information dans ce type de structure.

Comme l’expliquent Renaud Sainsaulieu, Pierre-Eric Tixier et Marie-Odile Marty : la décision étant « le fait de l’ensemble des participants et non plus d’un petit noyau situé au sommet, elle doit se préparer par une circulation intense de l’information »[9]. Marie-Odile Marty remarque ainsi que « contrairement aux entreprises traditionnelles, [l’information] circule largement »[10] dans ce type de structure.

Non seulement la diffusion de l’information facilite la participation de tout un chacun mais plus encore elle la favorise selon Albert Meister qui a longuement travaillé sur ces formes organisationnelles particulières et pour qui « plus le degré d’information est élevé, plus forte est la participation ».

 

La socialisation de la communication

Cette circulation maximale des informations à tous les niveaux de l’organisation s’accompagne d’une démultiplication des activités communicationnelles. Comme l’explique Henri Laborit, « pour que les informations puissent sourdre de partout et non pas sortir toujours du même robinet, une totale liberté d’expression (nous ne disons pas d’action) et de diffusion de l’expression est évidemment indispensable » [11].

La variable communicationnelle est donc tout aussi importante que la précédente car elle participe tout autant du partage du pouvoir. Henri Laborit tente ainsi d’ « imaginer une structure où le ’’pouvoir’’ n’est pas une propriété réservée à quelques-uns, une structure sans pouvoir ou plus exactement une structure où l’interrelation des éléments est telle qu’aucun n’en domine un autre ».

Jean-Louis Le Moigne et Daniel Carré placent ainsi à l’ « origine du succès de l’autogestion : le droit de penser et de communiquer [qui] sont indissociables du droit de produire »[12].

Dans une perspective très similaire, Renaud Sainsaulieu, Pierre-Eric Tixier et Marie-Odile Marty affirment que « la démocratie est fondamentalement une affaire d’expression au double sens du terme : celui de la parole et celui de la créativité. Le grand espoir que porte l’idée démocratique repose en effet sur l’hypothèse forte que la parole rendue à chacun permettra à toute collectivité d’affronter avec succès l’événement en créant, par ses réponses, sa vie et son histoire » [13].

Ces trois auteurs ont ainsi pu constater au sein des organisations à « fonctionnement collectif » qu’ils ont étudiées l’existence d’un « temps d’information et d’expression pour tous », la nécessité « de réunions beaucoup plus fréquentes » et soulignent que « les moyens d’expression [y] sont infiniment supérieurs à ceux dont on dispose en système hiérarchique ». En effet, personne ne pouvant imposer une décision en vertu d’une autorité statutaire quelconque et du fait de « l’égalité dans le droit de regard, de parole et de décision quant à la gestion de la structure » [14], la négociation est ici permanente.

Mais au-delà des moments formels de communication, tels les réunions hebdomadaires, ces trois auteurs soulignent également l’importance des échanges informels. Ils constatent ainsi une « multiplicité des structures d’échanges, c’est-à-dire de lieux de confrontation des rationalités diverses des acteurs en présence : réunions hebdomadaires d’information pour tous, repas pris en commun, invitations chez soi, conversations de couloir sont une des constantes du fonctionnement collectif ».

 

La socialisation du savoir :

La socialisation du savoir est une donnée fondamentale chez les penseurs de l’autogestion du XXe comme du XIXe siècle. On retrouve cette thématique aussi bien chez des auteurs tels que Pierre-Joseph Proudhon ou Michel Bakounine que chez Pierre Rosanvallon, Henri Laborit, Yvon Bourdet ou Marie-Odile Marty.

La socialisation du savoir vise une appropriation égalitaire des connaissances et compétences à la fois spécialisées et générales par tous les membres de l’organisation, participant ainsi du partage du pouvoir tout en assurant une certaine souplesse organisationnelle. Dans la même veine que la socialisation de l’information et de la communication, ce partage égalitaire des savoirs assure en effet que chacun pourra prendre part intelligemment et égalitairement à la prise de décision tout en permettant une prise en charge collective de l’activité de production. Proudhon soulignait ainsi que la « participation directe de tous les associés à la gestion de l’entreprise ne pourra être effective que si l’ouvrier n’est pas condamné à une tâche parcellaire mais s’il est préparé, par une ’’éducation encyclopédique’’ et par un apprentissage polyvalent, à occuper temporairement des emplois différents et à comprendre l’ensemble du fonctionnement de l’entreprise à laquelle il est associé »[15]. Dans la même perspective, Henri Laborit affirme qu’ « un pouvoir politique généralisé doit s’appuyer sur un savoir politique généralisé » [16].

Complète car généraliste, cette formation ne pourra être qu’un processus permanent comme le souligne Proudhon pour qui « l’éducation de l’homme doit être constamment combinée et conçue pour qu’elle dure à peu près toute la vie »[17]. De même, pour Yvon Bourdet « l’aptitude de chacun des membres à participer directement à toutes les décisions en connaissance de cause (…) présuppose une auto éducation permanente »[18].

Cette socialisation du savoir se traduit ainsi par une formation permanente et polyvalente notamment permise par une rotation de chacun sur l’ensemble des tâches et des fonctions de l’organisation : ainsi, pour Proudhon, chacun « a le droit d’en remplir successivement toutes les fonctions, d’en remplir tous les grades, suivant les convenances du sexe, de l’âge, du talent, de l’ancienneté »[19]. Plus d’un siècle plus tard, Jean-Louis Le Moigne et Daniel Carré plaideront eux aussi « pour une alternance des rôles et des tâches dans la vie professionnelle »[20].

Dans une organisation autogérée, la formation devient donc une activité non plus périphérique mais centrale et fait de l’entreprise un véritable lieu d’apprentissage.

Si la formation est une donnée si fondamentale pour l’autogestion c’est que c’est précisément elle qui va permettre de dépasser les découpages entre conception et exécution, calque de la distinction entre dirigeants et dirigés. Ainsi, Bakounine réclame « pour le prolétariat non seulement de l’instruction, mais toute l’instruction, l’instruction intégrale et complète, afin qu’il ne puisse plus exister au-dessus de lui, pour le protéger et pour le diriger, c’est-à-dire pour l’exploiter, aucune classe supérieure par la science, aucune aristocratie d’intelligence »[21]. De même, pour Proudhon, il faut que cesse « cette abstraction fondamentale (…) d’où résulte la division de la société en deux catégories, celle des spirituels fait pour le commandement et celles des charnels voués au travail et à l’obéissance »[22]. Quant à Marie-Odile Marty, elle fait de l’apprentissage « un mécanisme majeur de régulation de l’inégalité (…) L’apprentissage ne se limite pas à l’accès à une profession, ou une évolution socioculturelle : c’est une double évolution inséparable dans l’ordre du métier et dans l’ordre du pouvoir décisionnel qui permet un cheminement vers plus d’égalité » [23].

Ici, l’apprentissage n’a donc pas pour objectif « de produire des objets pour un marché, ni même de développer des comportements adaptés aux situations, mais fondamentalement d’éduquer à la liberté et à la responsabilité »[24]. Cette citation d’Antoine Prost entre en totale résonance avec la conception de Proudhon pour qui le « travailleur ne devrait pas être seulement un producteur incité à augmenter la productivité pour accroître son salaire et encore moins un exécutant dans une armée industrielle planifiée. Le travailleur deviendrait un être complet, manuel et intellectuel, capable d’assumer des fonctions de responsabilité dans l’entreprise ; un être essentiellement actif, intervenant dans l’entreprise par son travail mais aussi par ses propositions, par sa ’’voix délibérative’’, par ses rapports à la collectivité »[25]. « Former des hommes libres », écrit Bakounine, « tel est le but final de l’éducation »[26].

Au-delà de la théorie autogestionnaire, Albert Meister, qui s’est penché sur sa mise en pratique concrète, constate que « le niveau d’instruction est parmi les variables indépendantes celle qui est le plus généralement mis en relation avec la participation ». Il remarque ainsi que « les participants et surtout les participants très actifs, ont à la fois des niveaux d’instruction et des niveaux d’information plus élevés que les membres en général » et en conclut que « sans complément de formation et sans un flux constant d’information la démocratie des groupes, leur autogestion, ne peut fonctionner »[27].

 

Socialisation de l’information, de la communication et du savoir sont étroitement liées. La « socialisation des moyens d’information » va en effet être à la base d’une intense diffusion des connaissances, développant dès lors chez chacun les capacités à prendre part aux décisions. Conjointement, la « socialisation des moyens de communication » va elle aussi favoriser la circulation des connaissances mais également leur fécondation réciproque. Elle va par ailleurs encourager chacun à s’exprimer, développant, cette fois-ci, les possibilités de participer aux prises de décision.

Et c’est la socialisation conjointe de ces trois variables qui est à l’origine du partage égalitaire et de l’exercice collectif du pouvoir, donc du caractère autogéré de ces organisations.

 

La socialisation des valeurs :

Il est une autre variable essentielle à l’autogestion et que peu d’auteurs soulignent mais qui nous apparaît fondamentale. Il s’agit de la socialisation des valeurs. L’idéologie politique à la base de ce mode d’organisation est en effet tellement évidente qu’elle en reste souvent implicite.

Seuls deux auteurs semblent en faire état et tous deux se réfèrent non pas à la théorie autogestionnaire mais à sa mise en pratique. Daniel Mothé souligne ainsi qu’« il est nécessaire que les participants à des fonctionnements autogestionnaires soient profondément motivés et qu’ils nourrissent une forte croyance en ce fonctionnement avant même de l’avoir expérimenté »[28]. S’appuyant sur les travaux d’Albert Meister, il développe « l’idée que les fonctionnements collectifs ont nécessairement besoin d’une forte idéologie » et que « c’est l’idéologie qui doit précéder le fonctionnement collectif ». Albert Meister développe en effet l’hypothèse selon laquelle l’évolution des formes organisationnelles autogérées passe inexorablement par quatre stades, que nous étudierons plus précisément par la suite, dont le premier se caractérise par de puissantes « motivations idéologiques » [29], une forte « croyance dans les idéaux coopératifs et socialistes » [30].

Cette socialisation des valeurs renvoie à ce qu’Henry Mintzberg[31] nomme « l’idéologie organisationnelle » qu’il définit comme étant « constituée d’un système de croyances et de valeurs à  propos  de l’organisation, auquel tous les membres de l’organisation adhèrent. Le trait essentiel d’une idéologie réside dans son pouvoir mobilisateur et unificateur. Une idéologie lie l’individu à l’organisation ; elle permet l’intégration des buts individuels et des buts de l’organisation ». Lorsque cette idéologie organisationnelle est très puissante « les agents internes ne se contentent pas d’accepter tout simplement les buts centraux, il les partagent ou les intériorisent comme s’il s’agissait de leurs propres buts personnels ».

Cette forte « idéologie commune », qui lie très étroitement chacun des membres à son organisation, participe pleinement du processus de socialisation et de répartition égalitaire du pouvoir : « une idéologie forte et puissante a un effet considérable de nivellement du pouvoir (…) en partageant les croyances, tout le monde se partage aussi le pouvoir », « tous ceux qui ont été socialisés peuvent prendre part à la prise de décision. On peut leur faire confiance pour qu’ils fassent leur choix en fonction de l’ensemble des croyances qui dominent ».

 

Les relations à l’environnement et la constitution de réseaux :

Les relations à l’environnement sont également fondamentales dans les organisations autogérées. Comme le soulignent Renaud Sainsaulieu, Pierre-Eric Tixier et Marie-Odile Marty : « le rapport à l’environnement est au centre de l’inventivité des organisations à fonctionnement collectif, il est plus complexe que dans l’entreprise traditionnelle »[32]. Ces trois auteurs ont ainsi constaté dans les entreprises démocratiques à « fonctionnement collectif » qu’ils ont étudiées l’adoption de stratégies originales qui vont « amener ces organisations à chercher la création de réseaux d’alliance et de soutien dans l’environnement. En effet, celui-ci n’est pas monolithique et des îlots sociaux sont favorables à l’expérimentation, d’où une tentative de mobilisation constante de ces réseaux de soutien ». Les activités interactionnelles ont donc une place centrale dans les organisations autogérées non seulement en interne mais également en externe.

Les témoignages de « praticiens »[33] confirment la place centrale qu’occupent la relation à l’environnement et la création de « réseaux d’alliance et de soutien ». Comme l’explique Michel Lulek, fondateur de l’entreprise autogérée Ambiance Bois[34], « l’extension et l’approfondissement du champ des complicités sont le secret de la réussite et doivent être le souci premier des entreprises alternatives »[35]. De même, pour Béatrice Barras, fondatrice d’Ardelaine[36] et du Réseau d’Echanges de Pratiques Alternatives et Solidaires[37] (REPAS) que nous étudierons dans ce travail, « la capacité à nouer des relations, à échanger des données, à créer des réseaux de confiance et de communauté d’intérêt est des plus performantes, opérationnelles et satisfaisantes »[38].

Par ailleurs, on retrouve dans cette variable l’idée fédéraliste et mutuelliste proudhonienne encourageant les unités de base (les entreprises au niveau économique, les communes au niveau politique) à s’associer, à se fédérer et à mutualiser leurs ressources, tout en préservant leur autonomie, conciliant ainsi diversité et unité, autonomie et interdépendance

 


[1] MOTHE, Daniel (1980). L’autogestion goutte à goutte. Paris : Le centurion, 190 pages. ISBN : 2-227-35609-X

[2] Expression utilisée par Daniel Mothé pour désigner les théoriciens de l’autogestion situés à l’extérieur des appareils politiques qui « réfléchissent à la logique interne de l’utopie, aussi bien par l’exégèse des textes des pères fondateurs que par l’analyse des grands événements historiques où l’autogestion est apparue «  (MOTHE, Daniel (1980). L’autogestion goutte à goutte. Paris : Le centurion, 190 pages. ISBN : 2-227-35609-X)

[3] GEORGI, Franck (2008). « L’autogestion en France, des ’’années 1968’’ aux années 1980. Essor et déclin d’une utopie politique ». La Pensée, décembre 2008, n°356, pp. 87-101

[4] GEORGI, Franck (2008). « L’autogestion en France, des ’’années 1968’’ aux années 1980. Essor et déclin d’une utopie politique ». La Pensée, décembre 2008, n°356, pp. 87-101

[5] ROSANVALLON, Pierre (1976). L’âge de l’autogestion ou la politique au poste de commandement. Paris : Editions du Seuil, 185 pages. ISBN : 2-02-004419-6

[6] CASTORIADIS, Cornélius (1979). « Autogestion et hiérarchie ». Editions grain de sable. Extrait de Le contenu du socialisme, Paris : Éditions 10/18, 1979, 441 pages. ISBN : 2-264-00225-5. Disponible sur : http:// infokiosques.net/article.php3?id_article=247

[7] LABORIT, Henri (1973). Société informationnelle, idée pour l’autogestion. Paris : Les Editions du Cerf, 93 pages

[8] MAIRE, Edmond (1976). Demain l’autogestion. Paris : Editions Seghers, 157 pages

[9] SAINSAULIEU, Renaud, TIXIER, Pierre Eric, avec la participation de MARTY, Marie-Odile (1983). La démocratie dans les organisations, vers des fonctionnements collectifs de travail. Paris : Librairie des Méridiens, 272 pages. ISBN : 2-86563-065-X

[10] MARTY, Marie-Odile (1979). « La stratégie de l’affectif ». Autrement, n°20, pp. 122-128

[11] LABORIT, Henri (1973). Société informationnelle, idée pour l’autogestion. Paris : Les Editions du Cerf, 93 pages

[12] LE MOIGNE, Jean-Louis et CARRE, Daniel (1977). Auto-organisation de l’entreprise, 50 propositions pour l’autogestion. Paris : Les Editions d’Organisation, 236 pages. ISBN : 2-7081-0340-7

[13] SAINSAULIEU, Renaud, TIXIER, Pierre Eric, avec la participation de MARTY, Marie-Odile (1983). La démocratie dans les organisations, vers des fonctionnements collectifs de travail. Paris : Librairie des Méridiens, 272 pages. ISBN : 2-86563-065-X

[14] MARTY, Marie-Odile (1979). « La stratégie de l’affectif ». Autrement, n°20, pp. 122-128

[15] ANSART, Pierre (1970). Naissance de l’anarchisme. Paris : Presses Universitaires de France, 261 pages

[16] LABORIT, Henri (1973). Société informationnelle, idée pour l’autogestion. Paris : Les Editions du Cerf, 93 pages

[17] PROUDHON, Pierre-Joseph. De la Capacité politique des classes ouvrières. 1865. Cité dans BANCAL, Jean (1967). Proudhon, œuvres choisies. Paris : Gallimard, 384 pages

[18] BOURDET, Yvon (1970). La délivrance de Prométhée, pour une théorie politique de l’autogestion. Paris : Editions Anthropos, 285 pages

[19] PROUDHON, Pierre-Joseph. Idée générale de la révolution, au XIXe siècle, 185. Cité dans ANSART, Pierre (1984). Proudhon, textes et débats. Paris : Librairie Générale Française, 413 pages. ISBN : 2-253-03563-7

[20] LE MOIGNE, Jean-Louis et CARRE, Daniel (1977). Auto-organisation de l’entreprise, 50 propositions pour l’autogestion. Paris : Les Editions d’Organisation, 236 pages. ISBN : 2-7081-0340-7

[21] BAKOUNINE, Michel (1973). Le socialisme libertaire, contre les despotismes. Paris : Editions Denoël, 217 pages

[22] PROUDHON, Pierre-Joseph. De la justice dans la révolution et dans l’Eglise. 1858. Cité dans BANCAL, Jean (1970 a). Proudhon, Pluralisme et autogestion I. Les fondements. Paris : Aubier Montaigne, 253 pages

[23] MARTY, Marie-Odile (1979). « La stratégie de l’affectif ». Autrement, n°20, pp. 122-128

[24] PROST, Antoine (2003). « Conclusion : une utopie pédagogique ». Dans GEORGI, Frank (dir.). L’autogestion, la dernière utopie ? Paris : Publication de la Sorbonne, 612 pages, pp. 607-612. ISBN : 2-85944-485-8

[25] ANSART, Pierre (1984). Proudhon, textes et débats. Paris : Librairie Générale Française, 413 pages. ISBN : 2-253-03563-7

[26] Cité dans PARAIRE, Philippe, PARAIRE, Michael (2008). Pierre-Joseph Proudhon, Michel Bakounine, Pierre Kropotkine : la révolution libertaire. Pantin : Le temps des cerises, 252 pages. ISBN : 978-2-84109-702-9 

[27] MEISTER, Albert (1974). La participation dans les associations. Paris : Les Editions ouvrières, 276 pages

[28] MOTHE, Daniel (1980). L’autogestion goutte à goutte. Paris : Le centurion, 190 pages. ISBN : 2-227-35609-X

[29] MOTHE, Daniel (1980). L’autogestion goutte à goutte. Paris : Le centurion, 190 pages. ISBN : 2-227-35609-X

[30] MEISTER, Albert (1974). La participation dans les associations. Paris : Les Editions ouvrières, 276 pages

[31] MINTZBERG, Henry (2003). Le pouvoir dans les organisations. Paris : Editions d’organisation, 188 pages. ISBN : 2-7081-3013-7 [1ère Edition : 1986]

[32] SAINSAULIEU, Renaud, TIXIER, Pierre Eric, avec la participation de MARTY, Marie-Odile (1983). La démocratie dans les organisations, vers des fonctionnements collectifs de travail. Paris : Librairie des Méridiens, 272 pages. ISBN : 2-86563-065-X

[33] MOTHE, Daniel (2004). « L’autogestion entre l’utopie et la pratique, histoire d’une définition ». ADELS. Autogestion que reste-t-il de nos amours ? 41ème débat interactif de l’ADELS. Paris, décembre 2004. Disponible en ligne sur : http://www.adels.org/rdv/autogestion.htm

[34] http://www.ambiance-bois.com/

[35] LULEK, Michel (2003). Scions…travaillait autrement, Ambiance bois, l’aventure d’un collectif autogéré. Editions REPAS, 174 pages. ISBN : 2-95201 80-2-2

[36] http://www.ardelaine.fr/

[37] http://www.reseaurepas.free.fr/

[38] BARRAS, Béatrice (2003). Moutons rebelles. Ardelaine, la fibre du développement local. Saint-Pierreville : Editions REPAS, 171 pages. ISBN : 2-9520180-0-6

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :