Conférence à l’UQO pour le CRISES

Le 23 mars prochain, j’interviendrai à l’Université du Québec en Outaouais dans le cadre d’une conférence pour le CRISES (Centre de recherche sur les Innovations Sociales) et d’un cours doctoral en sciences appliquées.

Cette conférence présentera une partie de mes recherches doctorales sur l’autogestion et aura pour sujet : « les coopératives autogérées : fonctionnement, limites et perspectives »

 

XXX

Depuis plusieurs décennies, les théories organisationnelles sont marquées par un profond bouleversement remettant en cause les théories classiques issues de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle.

Critiquées pour leurs effets néfastes sur le plan humain dès les années 30 avec l’Ecole des Rela-tions Humaines, les modèles organisationnels dits « rationnels » issus du taylorisme, du fordisme et de l’économie classique furent également remis en cause pour leur manque d’efficacité à partir des années 60 avec des courants tels que la sociologie des organisations et du travail puis le « toyotisme ».

Ce mouvement de remise en cause se poursuit actuellement avec de nouveaux courants mettant l’accent sur l’importance du savoir et de la communication dans les entreprises en relation avec le contexte de la « société de l’information ».

 

Pour autant, dès le XIXème siècle la philosophie anarchiste a proposé un autre modèle organisationnel en opposition au taylorisme : celui de l’autogestion, notamment sous la plume de Pierre- Joseph Proudhon. Longtemps taxé d’utopiste et de désuet, ce modèle a rarement été étudié en pratique. Il est portant possible d’en faire une lecture scientifique et contemporaine. Tel fut l’objet de la recherche doctorale que j’ai menée.

 

Cet exposé se déroulera en 4 parties :

  • une première partie introductive visant à préciser ce qu’on entend par « autogestion »;
  • une seconde partie visant à donner une définition plus pragmatique de l’autogestion grâce à l’élaboration d’un idéal type qui s’appuiera sur l’exemple de deux coopératives autogérées;
  • une troisième partie qui tentera de faire le bilan des pratiques autogestionnaires observées et qui mettra en avant les limites et dérives que rencontre ce modèle,
  • finalement une quatrième partie qui, loin d’encourager au pessimisme, invitera au contraire à repenser les phénomènes socio-organisationnels.

 

Informations pratiques

23 mars 2011, 12h30-14h30

Université du Québec en Outaouais ; 283, boulevard Alexandre-Taché ; C.P. 1250, succursale Hull ; Gatineau (Québec) Canada J8X 3X7

Local E-0209

Le texte de la conférence est disponible sur demande à : rsvp : crises@uqo.ca

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