Intervention au congrès de l’ACFAS

J’interviendrai le 11 mai avril prochain au 79ème congrès de l’ACFAS portant sur le thème Curiosité, diversité, responsabilité, dans le cadre d’un colloque organisé par le CRISES intitulé « Innovation sociale et développement territorial : conditions de vie, lutte pour la reconnaissance et transformation identitaire ».

Cette communication s’interroge sur le lien surprenant qui s’opère entre l’utopie autogestionnaire et la société de l’information à partir de mes plus récents travaux.

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Description du colloque

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Le Québec, à l’exemple d’autres sociétés, a connu depuis une quinzaine d’années une localisation et une territorialisation de ses politiques publiques. Plusieurs réformes portent une volonté de dépasser les approches sectorielles en accroissant la capacité de régulation des territoires : que l’on pense à l’instauration des conférences régionales des élus sur le plan des affaires municipales, à la nouvelle loi sur les services de santé et les services sociaux qui pose les CSSS en tant qu’instances centrales des réseaux locaux de services, ou encore à la Politique nationale de la ruralité visant le dynamisme des communautés locales. Il en va de même du réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur, des services de garde, des organismes communautaires et des organismes socioéconomiques avec là aussi une volonté d’ancrage aux territoires locaux.

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Tous ces réarrangements laissent entrevoir la possibilité de nouvelles configurations d’acteurs permettant aux communautés locales de se reconnaître comme agents d’une action nouvelle sur elle-même et leur développement. Mais qu’en est-il dans les faits? Assiste-t-on à une participation citoyenne plus forte? Y a-t-il changement, ou, au contraire, ne retourne-t-on pas vers un modèle de développement aux seules mains d’une élite locale et d’experts? Outre le territoire local, il y a ceux nationaux et internationaux. Comment ces différentes échelles d’action s’articulent-elles entre elles?

Les dimensions de ce questionnement se rapportent notamment à l’action publique, à l’intervention sociale auprès des personnes, à la gouvernance territoriale et aux liens de collaboration entre la recherche universitaire et les mouvements sociaux. Sur le plan théorique, nous nous intéressons aux luttes des acteurs pour leur reconnaissance (Axel Honneth), à la construction narrative de leur identité (Paul Ricœur), à la pragmatique de leur émancipation (Luc Boltanski) et au développement de leurs capabilités (Amartya Sen).

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Résumé de mon intervention

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Ma communication se déroulera dans le cadre d’un atelier intitulé « Réseaux locaux : technologies et culture ».

J’y interrogerai le lien étrange et surprenant qui s’opère entre l’utopie autogestionnaire et la « société de l’information » d’un point de vue théorique et pratique.

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Des fondateurs de cette idée (Wiener, 1948 ; Bell, 1973) aux Sommets Mondiaux de la Société de l’Information (2003, 2005), de multiples discours nous offrent en effet la promesse d’une rupture radicale propice à une société plus démocratique, capable de s’auto-organiser grâce aux TIC.

Un phénomène qui, loin de s’essouffler, gagne encore en vigueur depuis l’émergence de l’Internet de deuxième génération (le « Web 2.0 » dit également « participatif ») et le renouveau des logiciels libres.

Les TIC semblent ainsi former un univers sociotechnique très porteur pour l’autogestion, susceptible de lui offrir une nouvelle légitimité à une époque où elle semble pourtant ringarde et décalée. Plus encore, elles semblent faciliter la mise en pratique de ce modèle organisationnel atypique et exigeant.

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Nous allons tenter de mettre à l’épreuve cette hypothèse très optimiste en la confrontant aux pratiques d’une organisation du secteur des TIC qui se revendique explicitement de l’autogestion.

Nous constaterons qu’effectivement une multitude d’outils viennent ici favoriser et faciliter les pratiques autogestionnaires.

Pour autant, les TIC ne sont pas des outils miracles qui pourraient pallier toutes les difficultés organisationnelles auxquelles se heurtent les groupes sociaux, notamment les collectifs autogérés. Nous constaterons ainsi que ces technologies sont porteuses d’effets limités, voire même contreproductifs et contraires aux préceptes autogestionnaires.

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Autant de constats qui viendront nuancer les approches déterministes et technophiles des TIC qui dominent encore aujourd’hui.

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Informations pratiques

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Mercredi 11 mai de 9h à 10h30

Atelier « Réseaux locaux : technologies et culture »

Université de Sherbrooke

Pavillon A-Leblanc, salle A8-260

2500, boul. de l’Université, Sherbrooke (Québec) CANADA J1K 2R1

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Programme complet du colloque

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