Ma thèse

« Autogestion et nouvelles formes organisationnelles dans la société de l’information, de la communication et du savoir »

Cette recherche, débutée en 2006, se situe dans le prolongement du travail amorcé avec mon mémoire de Master. Si celui-ci m’a permis de confirmer mes intuitions initiales sur les liens existants entre les théories organisationnelles contemporaines et la pensée autogestionnaire, il m’a également confronté à une interprétation que je n’avais pas envisagée au départ. Celle-ci est brillamment contenue dans l’ouvrage de Luc Boltanski et Eve Chiapello sur le « nouvel esprit du capitalisme » montrant comment les discours managériaux contemporain ont parfaitement intégré la rhétorique autogestionnaire à leur profit. Ainsi, cette utopie censée combattre la domination de l’homme sur l’homme serait aujourd’hui au service du projet totalement inverse en devenant l’arme suprême du « néomanagement ».

Parallèlement, il m’apparaissait peu à peu clair que les discours entourant la société de l’information (également qualifiée de société de communication, des connaissances ou encore du savoir) dans laquelle nous serions présentement étaient eux aussi clairement teintés d’utopie autogestionnaire.

L’autogestion serait donc bien un thème d’actualité mais mis au service du système dominant dont il entendait pourtant hâter la fin…Face à cette confusion la plus totale, je décidais de continuer mes investigations pour tenter de donner un sens à ce brouillage des repères. Alors, qu’est-ce qu’il en est de l’autogestion aujourd’hui : est-elle une idée furieusement d’actualité qui ne peut que se propager, ou est-elle en voie de récupération par le système contre lequel elles s’était dressée ? Ni l’un ni l’autre certainement….

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Ce travail repose sur l’analyse fine des pratiques organisationnelles de quatre entreprises :

  • deux organisations caractéristiques de la société de l’information du fait de leur activité centrée sur les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) : une Société de Services en Ingénierie Informatique (SSII) et une entreprise éditrice de logiciels,
  • deux coopératives autogérées.

Ces études de cas ont débuté par une observation intensive d’un mois de l’organisation du travail, de la circulation de l’information, des moments de communication (comme les réunions) et des situations de travail dans chacune de ces entreprises ; une période d’observation au cours de laquelle ont été mené des entretiens avec la majorité des membres (qu’ils soient salariés, encadrants ou dirigeants). Ces études se sont ensuite poursuivies par des retours ponctuels sur le terrain qui ont permis d’assurer un suivi de 6 mois à 3 ans selon les entreprises.

Cette thèse consiste à comparer le matériel empirique ainsi recueilli et à le faire dialoguer avec divers travaux de recherche en sciences humaines en tentant d’éclairer les phénomènes organisationnels contemporains tant au niveau micro que macro. Ce travail s’intéresse ainsi aux formes et modalités d’exercice avec lesquelles s’expriment le pouvoir dans les organisations propres à la société de l’information tout en s’interrogeant sur l’alternative que propose l’autogestion en mettant à l’épreuve son potentiel subversif.


En ligne sur TEL

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J’ai tenté de synthétiser une majeure partie de ma thèse sous forme de billets :

1. Mais au fait, c’est quoi l’autogestion ?

1.1. Un mot qui souffre d’imprécisions

1.2. Définition générale du terme

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2. C’est bien beau l’autogestion, mais concrètement on fait comment ?

2.1. Elaboration d’un idéal-type

2.2. L’exemple de deux coopératives autogérées

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3. Autogestion et société de l’information, quel est le rapport ?

3.1. La société révolutionnaire de l’information

3.2. Les technologies autogestionnaires de l’information et de la communication

3.3. Les organisations de la société de l’information

3.4. La société de l’information : une nouvelle chance pour l’autogestion ?

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4. Du mythe aux pratiques autogestionnaires

4.1. Les pratiques de deux coopératives autogérées

4.2. Les limites contextuelles

4.3. Les limites organisationnelles

4.4. Les limites humaines

4.5. Une inéluctable dégénérescence ?

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5. Du mythe aux pratiques de la société de l’information

5.1. Pratiques de deux communautés en ligne

5.2. Limite des communautés en ligne

5.3. Pratiques et limites des entreprises des TIC

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6. La société de l’information : un espoir parcellaire pour l’autogestion

6.1. Les illusions du déterminisme technique

6.2. Le visage orwellien de la société de l’information

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7. D’un constat d’échec à l’émergence de nouvelles perspectives

7.1. Pistes d’actions pour les praticiens de l’autogestion

7.2. Pistes de recherche pour les théoriciens de l’organisation

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2 Réponses to “Ma thèse”

  1. […] intervention se basera sur le travail de recherche que je mène dans le cadre de ma thèse de doctorat, intitulée « l’autogestion et les nouvelles formes organisationnelles dans la […]

  2. […] travail de recherche porte, en effet, tout autant sur l’autogestion que sur les nouvelles formes d’organisation et de […]

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